Start-up cofondée en août 2022 par l’Indo-américain Aravind Srinivas, le Biélorusse Denis Yarats et les Américains Andy Konwinski et Johnny Ho, Perplexity AI monte en charge avec l’ambition de mettre un terme au quasi-monopole de Google dans la recherche sur le Web, grâce à son agent IA combiné à un moteur de réponse.
« Perplexity n’est pas un chabot. C’est un outil », avertit sur son site web (1) la licorne californienne Perplexity AI – qui n’est pas encore cotée en Bourse mais qui est, en moins de trois ans d’existence, déjà valorisée près de 10 milliards de dollars… pour l’instant. Son « outil » n’est autre qu’un agent conversationnel basé sur l’intelligence artificielle combiné avec un moteur de réponse. L’outil « AI-native search » de Perplexity est à la start-up Perplexity AI ce que le moteur de recherche Google est au géant du Net devenu monopolistique. Le premier rêve de détrôner le second, coûte que coûte.
Depuis qu’ils ont cofondé en août 2022 leur entreprise à San Francisco (Californie), Aravind Srinivas (photo), Denis Yarats, Andy Konwinski et Johnny Ho ont levé à ce jour environ 675 millions de dollars. Il y a un an, la start-up devenait une licorne à la faveur d’une quatrième levée de fonds – en avril 2024 (auprès notamment de Jeff Bezos et de Nvidia) – portant sa valorisation à un peu plus de 1 milliard de dollars. Deux autres tours de table – en juin (auprès de Softbank) et la dernière en date en novembre 2024 (auprès de Nvidia entre autres) – ont fait exploser sa valorisation à respectivement 3 milliards puis 9 milliards de dollars. Et encore, cela ne tient pas compte d’un investissement non divulgué du fonds Samsung Next en mai 2024 (voir tableau page suivante).
Accord avec Motorola, et bientôt Samsung ?
Sur sa lancée, Perplexity AI discute actuellement avec des investisseurs d’une nouvelle levées de fonds qui, d’après Bloomberg, se situerait entre 500 millions de dollars et 1 milliard de dollars, ce qui pourrait doubler sa valorisation, à 18 milliards de dollars (2). L’Indo-américain Aravind Srinivas (directeur général), le Biélorusse Denis Yarats (directeur technique) et les Américains Andy Konwinski (président) et Johnny Ho (directeur de la stratégie) sont décidé à mettre les bouchées doubles pour s’attaquer à la position dominante de la filiale d’Alphabet. C’est du côté du numéro un mondial (3) des smartphones – Samsung Electronics, déjà investisseur depuis un an dans Perplexity AI – que se trouve la clé de ses ambitions face à Google, tout en rivalisant avec le nouvel entrant de la première heure, OpenAI et son « ChatGPT Search » (4) lancé fin octobre 2024. Des négociations sont en cours avec le fabricant sud-coréen des Galaxy, fonctionnant tous – ironie de l’histoire – sur (suite)
« En décembre 1975, avant de prendre l’avion pour aller fêter Noël à Seattle, j’ai réfléchi aux huit mois qui s’étaient écoulés depuis que nous avions fondé Micro-Soft. Nous avions considérablement progressé. Il était impressionnant de se dire que des milliers de gens utilisaient un logiciel que nous avions créé », raconte Bill Gates (photo) dans ses mémoires publiées en février 2025 et intitulées « Source Code. My Beginnings » (chez Knopf/Penguin Random House).
Pendant que l’industrie du livre fait son festival à Paris, l’intelligence artificielle vient jouer les trouble-fête en s’immisçant de plus en plus dans le monde de l’édition. Une nouvelle génération d’éditeurs, férus de technologies, s’apprêtent à disrupter la production de livres en accélérant leur mise sur le marché grâce notamment à l’IA générative pour raccourcir le temps de l’écriture et les éditer le plus rapidement possible auprès des lecteurs.
Il y a un an – le 25 mars 2024 – pas moins de cinq enquêtes avaient été ouvertes contre trois géants américains du numérique : Apple (iOS/ iPadOS//App Store/Safari), Alphabet (Google/ Android/YouTube/Chrome) et Meta Platforms (Facebook/Instagram/WhatsApp/Messenger), soupçonnés d’enfreindre les nouvelles règles européennes sur les marchés numériques, autrement de violer le Digital Markets Act (DMA). La Commission européenne avait alors prévenu qu’elle avait l’intention de clore ces procédures « dans un délai de 12 mois » à partir de cette date-là (