Un token – ou jeton en français – est l’unité de texte que traite les modèles d’IA générative. Il s’agit d’un morceau : mot entier, syllabe, caractère, ponctuation ou espace. Il est aussi devenu une unité de facturation dans l’économie agentique mondiale. Bienvenue dans la « token economy ».
Le terme « token » (ou « jeton » en français) dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) est bien antérieur à l’essor des grands modèles de langage (LLM) actuels. Il provient de la linguistique, de la logique formelle et de l’informatique (compilateurs, traitement du langage naturel, ou NLP pour Natural Language Processing). En mars 2026, Jensen Huang (photo), le PDG de Nvidia, a redéfini le centre de données comme étant désormais « une usine qui produit des jetons intelligents d’IA » (1). Et ces tokens sont devenus des unités de facturation dans la nouvelle économie agentique mondiale.
Les « tokéniseurs » sont à l’œuvre
Encore faut-il prémâcher le travail pour les IA génératives, qui ne sont pas si intelligentes que ça. Pour ce travail en amont indispensable à l’économie agentique, il y a les « tokenizer » (tokéniseur) – que l’on pourrait traduire en français par « segmentateurs de texte » ou « découpeurs de texte ». Bref, l’inverse de la concaténation qui consiste au contraire à recoller les bouts. La tokénisation est la face cachée des IA et le tokéniseur est l’outil qui découpe le texte en petites unités appelées jetons – les tokens. Ces jetons sont ensuite transformés en chiffres que le modèle d’IA peut comprendre car celle-ci ne lit pas les mots comme l’humain, loin de là, mais ne « voit » que des suites de nombres (des identifiants de tokens). En tant qu’algorithme qui découpe le texte brut (le prompt par exemple) en petits morceaux, le tokéniseur fait donc la traduction du texte humain en jetons, lesquels deviennent des nombres exploitables. Et quand l’IA générative répond à l’utilisateur (phase d’inférence), le processus est inversé. Les tokéniseurs sont (suite)
« La Scam prend à bras-le-corps le tournant majeur qu’est l’émergence de l’intelligence artificielle (IA) dans nos métiers : dans le secteur audiovisuel notamment, à son initiative, auteurices et producteurices disposent désormais de clauses types sur l’utilisation de l’IA à intégrer dans les contrats », ont assuré la présidente, Anja Unger, et le directeur général, Hervé Rony (photo), de la Société civile des auteurs multimédia (Scam), dans leur éditorial d’introduction du rapport d’activité 2025, lequel a été approuvé le 17 juin par l’assemblée générale de cette organisation de gestion collective (OGC) des droits d’auteurs.
Les mesures conservatoires prises à l’encontre de Meta Platforms sont exceptionnelles : « Il est vrai que nous n’utilisons pas ces pouvoirs très souvent. La dernière fois remonte à 2019. Lorsque nous [y] recourons, nous veillons à ce qu’elles soient nécessaires et à ne pas imposer de charge disproportionnée. Mais lorsqu’il s’avère indispensable d’y avoir recours, comme c’est le cas en l’espèce [envers Meta Platforms], nous le faisons. […] Les mesures adoptées aujourd’hui resteront en vigueur jusqu’au terme de notre enquête ou, au plus tard, jusqu’en juin 2029, soit dans trois ans », a précisé le 9 juin 2026 à Bruxelles Teresa Ribera (photo), vice-présidente exécutive de la Commission européenne, en charge de la transition propre, juste et compétitive.
Sama (ex-Samasource Impact Sourcing) ne vous dit rien. C’est normal. Cette entreprise américaine – dont le siège social est situé dans la Silicon Valley, à San Francisco depuis sa création en 2008 – prospère dans l’ombre des Gafam et plus encore des nouvelles Big Tech de l’IA. Il s’agit d’un sous-traitant majeur dans le numérique et l’intelligence artificielle, qui emploie des milliers d’« étiqueteurs de données » (ou data labelers en anglais). Ce sont les « petites mains » chargées d’étiqueter des milliers, des millions voire des milliards de données brutes (images, textes, vidéos, sons, etc.).
Mistral AI, cofondée par son PDG Arthur Mensch (photo), est en quête de fonds et de subventions publics. Alors que la Commission européenne prévoit de présenter le 27 mai 2026 – et non le 15 avril comme envisagé après un premier report (