Cela fait plus de 25 ans qu’Amazon est présent en France et cela fait plus de 25 ans que le géant mondial du e-commerce y est la cible de détracteurs. Jean-Baptiste Thomas vient à peine de prendre ses fonctions de directeur général d’Amazon.fr qu’il doit faire face à plusieurs controverses.
Un quart de siècle après le lancement d’Amazon.fr – à Paris, quai François-Mauriac, au pied de la Bibliothèque nationale de France (BnF) François-Mitterrand – en présence de Jeff Bezos lui-même (fondateur et patron de la start-up de l’époque), JeanBaptiste Thomas (photo) est pleinement entré en fonction début mars 2026. « Mon dernier jour était le 28 février », indique à Edition Multimédi@ Frédéric Duval, son prédécesseur, lequel quitte le groupe Amazon où il était entré il y a près de vingt ans (en juin 2006).
Amazon renonce au Festival du Livre
« Depuis le premier jour (1), a déclaré Jean-Baptiste Thomas lors de l’annonce en décembre 2025 de sa promotion au sein du groupe Amazon qu’il a rejoint en 2009, nous investissons en France pour offrir une expérience inégalée à nos clients – plus de 30 milliards d’euros sur les 15 dernières années seulement – défendant le pouvoir d’achat des Français, construisant des carrières pour nos 25.000 salariés, et soutenant le tissu économique du pays » (2). Mais le déploiement du géant du e-commerce dans l’Hexagone a toujours eu ses détracteurs. Dernière controverse en date : (suite)
Le Syndicat national de l’édition (SNE), qui regroupe les grands groupes de maisons d’édition (Hachette Livre, Editis, MediaParticipations, Madrigall, …) parmi plus de 700 membres, a débaptisé ses « Assises du livre numérique » – qui existaient depuis 2008 – pour les renommer « Nouvelles Assises du livre et de l’édition ». Fini ce rendez-vous dédié aux ebooks, place aux questions sur le livre en général et à ses innovations en particulier. Le thème de la première édition de ces nouvelles assises (
Pendant que l’industrie du livre fait son festival à Paris, l’intelligence artificielle vient jouer les trouble-fête en s’immisçant de plus en plus dans le monde de l’édition. Une nouvelle génération d’éditeurs, férus de technologies, s’apprêtent à disrupter la production de livres en accélérant leur mise sur le marché grâce notamment à l’IA générative pour raccourcir le temps de l’écriture et les éditer le plus rapidement possible auprès des lecteurs.
Unique société de gestion collective agréée par le ministère de la Culture pour collecter les redevances dues lors des reproductions des contenus de la presse, du livre et des sites web, le Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC) n’a cessé depuis vingt ans de voir les droits collectés croître pour le compte des éditeurs, journalistes et auteurs. L’année 2024 a été marquée à nouveau par un record des redevances perçues, à 67,9 millions d’euros, soit une hausse de 4,8 % sur un an.