En fait. Le 9 décembre, l’Arcep a publié les chiffres du haut et très haut débit pour le 3e trimestre 2025 : « la fibre optique couvre 93,5 % des locaux », 6,5 % en étant exclus. Il reste encore près de 3 millions de domiciles ou de locaux à être « raccordables » (qui ne veut pas dire « abonnés ») au FTTH.
En clair. « De la Bretagne à Mayotte, de la Dordogne à l’Auvergne, le cap est fixé : en 2025 la France doit être 100 % fibre », nous promettaient encore en août 2021 Jacqueline Gourault, alors ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales, avec son collègue Cédric O, à l’époque secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques.
L’objectif de ce gouvernement « Castex » (1) reprenait l’ancienne lancée par Emmanuel Macron en 2017 lorsqu’il fut candidat à l’élection présidentielle – « la fibre pour tous en 2025 » – et que le locataire de l’Elysée avait promise dans le cadre du Plan France Très haut débit. Il repoussait d’ailleurs de trois ans le même objectif fixé par son prédécesseur François Hollande du « 100 % fibre » en France d’ici… fin 2022 (2). On sait depuis plus de deux ans que Continuer la lecture
Patrick Drahi (photo), président du groupe Altice, est « sous contrainte », comme on dit dans le monde impitoyable de la finance. Que cela soit pour Altice France (maison mère de SFR et de XpFibre), pour Altice International (Altice Portugal, Hot Telecommunication en Israël, Altice Dominicana en République Dominicaine) ou pour Altice USA (Cablevision/Optimum et Suddenlink/Optimum), l’empire télécoms du Franco-Israélien milliardaire n’est pas encore sorti d’affaire. Certes, le surendettement de ses trois sociétés a diminué grâce à des restructurations de dettes, des ventes d’actifs et des refinancements effectués en 2024 et 2025.
Le programme de travail de la Commission européenne pour 2025, présenté à Bruxelles le 11 février dernier, notamment au Parlement européen en vue de légiférer, est on ne peut plus clair : « La condition préalable la plus importante pour une économie numérique prospère est une infrastructure numérique fiable et de grande capacité. Par conséquent, le règlement sur les réseaux numériques créera des possibilités d’exploitation et de prestation de services transfrontalières, renforcera la compétitivité de l’industrie et améliorera la coordination du spectre [des fréquences, ndlr] ».