En fait. Au 11 mai, la messagerie Signal – revendiquant un haut niveau de sécurité – n’a toujours pas déployé de solution pour contrer les campagnes de phishing menées depuis des mois sur son réseau. Fin avril, elle promettait d’y remédier… « dans les semaines à venir ». De son côté, Apple a corrigé une faille.
En clair. « Dans les semaines à venir, vous nous verrez déployer un certain nombre de changements pour aider à entraver ce type d’attaques », avait annoncé le 27 avril la Signal Technology Foundation qui exploite – sans but lucratif – la message instantanée et cryptée Signal via sa filiale Signal Messenger, les deux entités étant basées à Mountain View (Californie). Depuis plusieurs mois, Signal est la cible d’opérations d’hameçonnage (phishing) dont sont victimes plusieurs de ses quelque 80 millions d’utilisateurs dans le monde – aucun chiffre officiel n’étant divulgué par la fondation.
« Il s’agit effectivement d’un sujet de préoccupation majeure. […] Nous savons que la Russie, ainsi que d’autres Etats hostiles à Signal (l’Ukraine recourant largement à notre application) sont des régimes autoritaires qui ne voient pas d’un bon œil l’accès des individus à leurs droits fondamentaux », avait déclaré Meredith Whittaker, présidente de la fondation Signal, lors de son audition le 25 mars 2026, à l’Assemblée nationale, par la commission d’enquête sur « les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France » (1). Le rapport (suite)
L’association de consommateurs CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) a assigné Apple devant le tribunal judiciaire de Paris. Le dépôt de son action de groupe (l’équivalent d’une class action dans le droit anglo-saxon) est intervenu le 7 novembre 2025. Elle reproche à la marque à la pomme d’avoir répercuté sa commission – 30 % la première année, puis 15 % – sur les prix payés par les consommateurs français, entraînant un surcoût estimé de 1 à 3 euros par mois, ainsi qu’un préjudice moral (manque d’information loyale et restriction du choix).
Meta Platforms (ex-groupe Facebook), maison mère de Instagram, WhatsApp, Oculus et aussi éditrice des services Messenger et Threads, a franchi pour son exercice 2025 – dont les résultats ont été présentés le 28 janvier – la barre des 200 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Lors de ses précisions pour l’année 2025, établie fin octobre (lors de la présentation des résultats du troisième trimestre), la directrice financière du groupe, Susan Li (photo de gauche) n’avait pas exclu de parvenir à dépasser cette barre symbolique.
La coalition française formée par l’Alliance Digitale, le Groupement des éditeurs de services en ligne (Geste), le Syndicat des régies Internet (SRI) et l’Union des entreprises de conseil et d’achat médias (Udecam) est mobilisée depuis 2020 contre l’« ATT » d’Apple, comprenez l’App Tracking Transparency – le mécanisme de la Pomme imposant aux éditeurs le consentement de leurs utilisateurs si ces premiers – éditeurs, régies, annonceurs et partenaires technologiques – veulent accéder à l’identifiant publicitaire (IDFA) du fabricant des iPhone et des iPad, pour suivre les seconds.
Le sud-coréen Samsung Electronics s’est fait coiffer au poteau par l’américain Apple, dont les ventes d’iPhone en 2025 ont été record. L’an dernier, la marque à la pomme a dépassé les 6 % de croissance des ventes en volume, selon les chiffres publiés le 13 janvier par le cabinet d’études International Data Corporation (IDC). « Avec 6,3 % sur un an en volume, Apple a connu une année record en 2025 avec des volumes de vente de 247,8 millions d’unités, grâce au succès phénoménal de sa dernière série iPhone 17 », a confirmé à Edition Multimédi@ Nabila Popal (photo ci-contre), directrice de recherche chez IDC.