Sur le marché des plateformes de streaming des chaînes de télévision gratuites, désignées aussi Broadcaster Video on Demand (BVOD), la plus regardée d’entre elles – TF1+ (devant France.tv et M6+) – va passer à la vitesse supérieure en étant diffusée en plus par Netflix « à compter de fin juin 2026 ».
« A compter de fin juin 2026, nos chaînes linéaires ainsi que TF1+ seront disponibles – c’est une première mondiale – sur Netflix. Ce qui nous permettra d’atteindre les abonnés Netflix et de leur exposer nos contenus, plus facilement et plus largement qu’ils ne le sont aujourd’hui. La base d’abonnés de Netflix est significative, puisqu’on l’estime supérieure à 12 millions de foyers en France – sur les 30 millions que compte notre pays », s’est enthousiasmé Rodolphe Belmer (photo), PDG du groupe TF1, lors de la dernière assemblée générale du groupe TF1, qui s’est tenue le 16 avril 2026.
Pub sur Netflix et micropaiement sur TF1+
Après l’accord de distribution en juillet 2025 entre France Télévisions et Amazon Prime Video, lequel diffuse depuis France 2, France 3, France 4, France 5, Franceinfo et le catalogue de France.tv, suivi par l’accord en janvier 2026 entre le groupe M6 (M6, W9, 6ter, Gulli et M6+) et Amazon Prime Video également, le groupe TF1 est fin prêt pour se lancer d’ici fin juin. Le géant Netflix va diffuser les chaînes du groupe TF1 (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI) et les contenus à la demande de TF1+. « Dès l’été 2026, notre partenariat de distribution inédit avec Netflix permettra de toucher de nouveaux publics et d’élargir notre pénétration d’un marché de plus en plus fragmenté, explique l’entreprise cotée dans son document d’enregistrement universel 2025 publié le 13 mars dernier. Tous les abonnés de Netflix en France pourront regarder les chaînes du groupe TF1 et les contenus à la demande de TF1+, directement sur Netflix (1). Cette alliance sans précédent permettra au groupe d’augmenter sa couverture en touchant des audiences complémentaires à sa plateforme TF1+ et d’ouvrir de nouveaux horizons publicitaires ».
Les abonnés de Netflix pourront (suite)
Prenez comme participants YouTube, Meta Platforms (Facebook, Instagram, WhatsApp), Amazon Prime Video, le producteur et distributeur français de contenus audiovisuels Banijay, la société américaine Scalable spécialisée dans « le business de l’économie des créateurs », mais aussi le producteur indépendant français Vertigo Films, le producteur et exploitant français de cinéma Mk2, le tout en collaboration avec les studios français Abel qui accompagnent les créateurs : vous obtenez « le tout nouveau forum qui fait le lien entre le cinéma traditionnel et l’économie des créateurs ».
Après plus de trois ans de lobbying et de discussions à Bruxelles autour du futur règlement sur les réseaux numériques – porté par Thierry Breton lorsqu’il fut commissaire européen –, la Commission européenne a donc enfin présenté le 21 janvier 2026 sa proposition. Mais pas un mot sur la « contribution équitable » (appelée network fees ou fair share) qui aurait consisté à faire payer les Gafam lorsqu’ils empruntent les réseaux des opérateurs télécoms en Europe. Et pour cause, cette mesure est absente de la proposition de Digital Networks Act (DNA).
Le sud-coréen Samsung Electronics s’est fait coiffer au poteau par l’américain Apple, dont les ventes d’iPhone en 2025 ont été record. L’an dernier, la marque à la pomme a dépassé les 6 % de croissance des ventes en volume, selon les chiffres publiés le 13 janvier par le cabinet d’études International Data Corporation (IDC). « Avec 6,3 % sur un an en volume, Apple a connu une année record en 2025 avec des volumes de vente de 247,8 millions d’unités, grâce au succès phénoménal de sa dernière série iPhone 17 », a confirmé à Edition Multimédi@ Nabila Popal (photo ci-contre), directrice de recherche chez IDC.
Le premier semestre 2025 confirme encore une fois l’ultra-prédominance en France des plateformes américaines de vidéo à la demande (SVOD et VOD), d’après le baromètre du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) publié le 10 septembre dernier. Premier constat : tous les « services étrangers » sont en fait des plateformes américaines, avec toujours en tête les trois poids lourds du streaming vidéo que sont Netflix, Amazon Prime Video et Disney+. A eux trois, ils attirent un total non-dédupliqué de 93 % d’internautes.