La licorne française Mistral AI demande des subventions à l’Union européenne, via des fonds et marchés publics

Petit poucet de l’IA face aux mastodontes américains OpenAI ou Anthropic, la licorne française Mistral AI appelle la Commission européenne – livre blanc à l’appui, présenté à Bruxelles par son PDG Arthur Mensch – à mobiliser plus d’investissements publics pour assurer la souveraineté IA de l’Europe et de ses acteurs.

Mistral AI, cofondée par son PDG Arthur Mensch (photo), est en quête de fonds et de subventions publics. Alors que la Commission européenne prévoit de présenter le 27 mai 2026 – et non le 15 avril comme envisagé après un premier report (1) – son paquet sur la souveraineté technologique (« Tech Sovereignty Package »), la licorne française spécialisée en intelligence artificielle fait du lobbying à Bruxelles et de l’appel du pied à la Commission européenne et au Parlement européen pour que plus d’investissements publics soient fléchés vers les acteurs de l’IA et les centres de données dans les Vingt-sept.
Avec l’équipe des affaires publiques de Mistral AI, dont Audrey Herblin-Stoop (responsable des affaires publiques), Arthur Mensch a présenté à Bruxelles son livre blanc intitulé « European AI: A Playbook to Own It » (« IA européenne : un guide pour la maîtriser »). Cette présentation rondement menée s’est faite dans le cadre d’une conférence organisée le 7 avril 2026 par la licorne française elle-même devant un auditoire de décideurs politiques (2) à Bruxelles et d’eurodéputés comme Brando Benefei ou Sergey Lagodinsky. Le PDG de Mistral IA s’active depuis plusieurs mois pour prôner la souveraineté IA en Europe, allant jusqu’à suggérer – dans une interview au Financial Times le 20 mars 2026 (3) – la création d’une licence légale sous forme de « taxe sur le contenu » (4) pour que les systèmes d’IA puissent utiliser, en toute « sécurité juridique », des contenus protégés par le droit d’auteur.

Arthur Mensch tire la sonnette d’alarme
Arthur Mensch se veut d’emblée alarmiste : « L’Europe est confrontée à un fossé technologique croissant, ce qui rend ses citoyens, ses entreprises et ses gouvernements de plus en plus dépendants de la domination étrangère. Le coût est élevé : une voix diminuée sur la scène mondiale, un contrôle réduit sur l’avenir européen et une vulnérabilité aux menaces numériques. Sans action, nous risquons des menaces de surveillance, un déclin économique, une faiblesse stratégique et même l’érosion de nos libertés démocratiques », écrit-il en Continuer la lecture

Navigateurs et IA : Microsoft viole-t-il le DMA ?

En fait. Le 9 avril, Linda Griffin, chargée des affaires publiques mondiales de Mozilla, éditeur du navigateur Firefox, a accusé Microsoft de pratiques anticoncurrentielles sur le marché des navigateurs web et de l’intelligence artificielle. Et pour la Browser Choice Alliance, il y a violation du DMA.

En clair. « Microsoft a récemment annoncé qu’il retirait Copilot de plusieurs de ses applications Windows essentielles – Photos, Notepad [bloc-notes, ndlr], Snipping Tool [outil de capture d’écran, ndlr] et les widgets. Revenir sur ces intégrations forcées d’IA est la bonne décision, mais ce n’est que l’exemple le plus récent de Microsoft allant trop loin sans le consentement des utilisateurs », a pointé Linda Griffin, chargée des affaires publiques de Mozilla, éditeur du navigateur Firefox, dans un blog daté du 9 avril 2026. Microsoft a en effet annoncé, le 20 mars, qu’il « réduis[ait] les points d’entrée inutiles de Copilot, en commençant par des applications comme Snipping Tool, Photos, Widgets et Notepad » (1). C’est une manière de moins favoriser son IA générative Copilot dans son écosystème dominant Windows, même si d’autres logiciels intégrés (Paint, File Explorer, Clipchamp, Outlook ou encore Teams) continue à la mettre en avant.
La firme de Redmond (Etat de Washington), dont le siège européen est à Dublin en Irlande, donnerait-il des gages aux autorités antitrust en Europe qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Microsoft se sait (suite) sous surveillance de la Commission européenne qui examine son dernier volumineux rapport (434 pages) de conformité au DMA déposé le 6 mars (2). Il s’agit notamment de savoir si Microsoft abuse de la position dominante de Windows pour imposer non seulement son IA Copilot mais aussi son navigateur Edge.
En dehors de l’UE, Microsoft est aussi dans le collimateur de l’autorité antitrust britannique : la Competition and Markets Authority (CMA) a annoncé le 31 mars une enquête sur « l’état du marché dans l’écosystème de Microsoft » (3) (jusque dans le cloud Azure). La Browser Choice Alliance, un collectif de navigateurs alternatifs (dont ne fait pas partie Mozilla/Firefox), s’en est félicitée en dénonçant les « tentatives de longue date de Microsoft de saper le choix des clients, au détriment des navigateurs alternatifs » – mentionnant Wavebox et Waterfox au Royaume-Uni (4). De son côté, Linda Griffin (Mozilla) a fait remarquer, sur LinkedIn le 1er avril (5), que « les écrans de choix des navigateurs introduits depuis le DMA ont entraîné une augmentation de 100 % des utilisateurs de Firefox sur iOS en Europe – preuve que les utilisateurs exercent leur droit de choisir lorsqu’on leur en accorde un ». @

A peine lancé, l’ex-« CNC Talent » fait polémique

En fait. Le 14 avril, le président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), Gaëtan Bruel, a indiqué à Edition Multimédi@ que le Fonds d’aide à la création sur les plateformes sociales ne fait pas l’objet d’un arrêt mais d’« une suspension temporaire », à la suite des « pressions extrêmement fortes ».

En clair. « C’est une suspension temporaire et non un arrêt, pour préserver les agents du CNC et les membres de la commission concernée qui ont fait l’objet de pressions extrêmement fortes, notamment de menaces caractérisées », indique à Edition Multimédi@ Gaëtan Bruel, président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).
Il avait avait annoncé le 8 avril « suspendre jusqu’à nouvel ordre » les travaux de la commission du Fonds d’aide à la création sur les plateformes sociales en raison d’« une polémique mettant en cause certains projets aidés par l’ancien fonds “CNC Talent” abrogé en juin 2025 et négligeant un certain nombre de faits » et d’« un niveau d’agressivité inédit, y compris sous la forme de menaces à l’encontre des membres de cette commission et d’agents du CNC » (1). Cette polémique couvait depuis plusieurs semaines, alimentée par la droite et l’extrême droite qui ont accusé de partialité la commission du Fonds d’aide à la création sur les plateformes sociales, lequel est (suite) doté de 3 millions d’euros pour 2026. Et ce, après qu’une vidéaste – Ultia, très influente sur Twitch et membre de ladite commission du CNC – a déclaré le 25 mars dernier en live que « si c’est un projet proposé délibérément par quelqu’un d’extrême droite, désolé, ben non, en fait ! » et que « s’il y a des projets portés par des gens que j’aime bien, […] si je trouve le projet pertinent, je vais “saucer” le projet ». Dès le lendemain, Gaëtan Bruel a indiqué qu’il « mett[ait] fin aux fonctions » de cette streameuse « comme membre de la commission » de ce nouveau fonds, « en raison de propos tenus en ligne en méconnaissance grave de ses obligations déontologiques ». Cela n’a pas empêcher la polémique de gonfler, à laquelle a contribué le compte TwitchGauchiste dont le post a été vu plus de 7,6 millions de fois (2).
Gaëtan Bruel a-t-il pris la bonne décision en suspendant les travaux de la commission ? « Le CNC fait un cadeau à l’extrême droite », a pour sa part déclaré le 9 avril à l’AFP l’influenceur Gaspard G, vice-président de l’Union des métiers de l’influence et des créateurs de contenu (Umicc). Le 10 avril, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a demandé au président du CNC de « rétablir rapidement ce fonds » (3). Le Syndicat de la production indépendante (SPI) est lui-aussi allé dans ce sens le 14 avril. @

L’ONU crée le poste de Défenseur mondial de la gouvernance numérique centrée sur l’humain

Affiliée au Forum de la gouvernance de l’Internet (IGF), la nouvelle fonction de « Défenseur mondial de la gouvernance numérique centrée sur l’humain » – confiée le 17 mars 2026 à l’Américain Joseph Gordon-Levitt (désigné par l’ONU) – vise à rendre plus « inclusif et durable » Internet et l’IA.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) fait un pas de plus vers son ambition de jouer un rôle primordial dans la gouvernance et la régulation de l’Internet, au moment où l’intelligence artificielle (IA) déferle partout dans le monde numérique. Les Nations Unies ont déjà à leur disposition l’Internet Governance Forum (IGF ou Forum sur la gouvernance de l’Internet), le Sommet mondial sur la société de l’information (WSIS) ainsi que le Global Digital Compact (GDC). Il faudra désormais compter avec le Défenseur mondial de la gouvernance numérique centrée sur l’humain, fonction nouvellement créée.

Le Net et l’IA plus human-centric
Ce poste de « Global Advocate for Human-centric Digital Governance » est unique et sans précédent à l’ONU. Il est affilié à l’IGF et à l’ONU Desa, le département des affaires économiques et sociales des Nations Unies. Son rôle contribuera à « garantir que la transformation numérique rapide reste fermement ancrée dans l’inclusion et l’intérêt public, alors que les débats mondiaux s’intensifient autour de l’intelligence artificielle, des plateformes numériques et des écosystèmes d’information en ligne ».
C’est en ces termes que l’ONU a présenté cette fonction le 17 mars 2026 en désignant son premier titulaire en la personne de Joseph Gordon-Levitt (photo), acteur et cinéaste américain. Si aucune rémunération n’est évoquée, ce type de poste est traditionnellement honorifique et bénévole, seuls les frais éventuels (déplacements, etc.) étant parfois pris en charge, comme c’est la norme pour ces fonctions de plaidoyer. « Le Défenseur mondial de la gouvernance numérique centrée sur l’humain aidera à relier les discussions mondiales sur les politiques numériques à l’expérience quotidienne, tout en soulignant l’importance des personnes et de la responsabilité pour faire avancer un développement inclusif et durable à l’ère numérique », a précisé Li Junhua, sous-secrétaire général de l’ONU aux affaires économiques et sociales. Joseph Gordon-Levitt contribue (suite) à l’IGF depuis sa participation au rassemblement de sa 20e édition en Norvège en juin 2025 (1), où il a mis en perspective l’industrie cinématographique sur les questions de rémunération créative et d’automatisation à l’ère de l’IA. Et mi-décembre 2025, dans le cadre d’une réunion de haut niveau de l’ONU sur l’examen WSIS+20 (vingt ans après le Sommet mondial sur la société de l’information), il s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York et a encouragé les Etats membres à adopter une approche plus proactive de la gouvernance numérique. En marge de cette dernière intervention, Joseph Gordon-Levitt a dit avoir été « inspiré par des personnes qui ne travaillent pas seulement pour le profit, mais aussi pour améliorer le monde – même lorsque le défi ressemble à un combat de “David contre Goliath” » (2).
Lors de sa nomination à ce nouveau poste de Défenseur mondial de la gouvernance numérique centrée sur l’humain, l’artiste américain a fait part de ses motivations : « Les discussions sur la technologie numérique peuvent souvent être très axées sur l’argent, surtout avec les sommes de capital inhabituellement énormes qui tourbillonnent actuellement dans l’industrie naissante de l’IA. C’est donc une bouffée d’air frais inspirant de faire connaissance avec cette communauté internationale du Forum sur la gouvernance d’Internet de l’ONU. Parce que je crois vraiment que cette technologie peut faire tant de bien pour le monde, mais nous devons compléter les incitations au profit par des incitations centrées sur l’humain, et c’est ce que représentent les Objectifs mondiaux de l’ONU ». Il devra, selon l’organisation internationale aux 193 Etats membres, « traduire des débats politiques complexes en récits accessibles » au grand public et « s’assurer que l’impact humain de la technologie ne soit jamais négligé », tout en visant à « amplifier les voix des communautés diverses, en particulier dans les pays en développement, où la transformation numérique progresse rapidement mais de manière inégale » (3). Joseph Gordon-Levitt veut contribuer à « façonner un avenir numérique inclusif, innovant et centré sur l’humain » (4).

Le 7e Défenseur mondial de l’ONU
Septième Défenseur (« Global Advocate ») désigné par les Nations Unies (5), Joseph Gordon-Levitt (45 ans) est un acteur, cinéaste et entrepreneur connu pour des films tels que « 500 Days of Summer », « Inception », « 3rd Rock from the Sun » et « SuperPumped: The Battle for Uber ». Il a également écrit et réalisé « Don Jon ». Il a cofondé avec son frère la communauté en ligne de collaboration créative, HitRecord (6), qui a remporté deux Emmy Awards. Dans des tribunes, il a plaidé pour la rémunération des artistes lorsque leurs contenus sont utilisés pour entraîner des modèles d’IA. Et il s’apprête à réaliser un prochain thriller sur l’IA. @

Charles de Laubier

Avec Free Max, le groupe Iliad fait un pied-de-nez à la sobriété numérique que prônent l’Arcep et l’Ademe

Pendant que Xavier Niel, patron fondateur de Free (groupe Iliad), était auditionné par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale (en tant que co-actionnaire et co-fondateur de la société de production Mediawan), UFC-Que Choisir épinglait son nouveau forfait « Free Max ».

« De l’illimité partout, tout le temps, et à un prix attractif. Avec son forfait Max, Free mobile s’adresse à ceux qui projettent de faire une consommation effrénée d’avion et de data, à rebours de l’intérêt général », a écrit le magazine de défense des consommateurs Que Choisir, publié par l’association Que Choisir Ensemble (ex-UFC-Que Choisir), le 2 avril 2026, sous le titre « Free Max : le forfait mobile de la démesure ». Selon l’association présidée par l’avocate Marie-Amandine Stévenin, « Free Max va pousser les utilisateurs à la consommation, à l’opposé des recommandations actuelles de sobriété en matière d’usage du numérique ».

« Zéro limite » versus « zéro CO2 »
Déjà échaudé par son audition par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale, en tant que co-actionnaire et co-fondateur de la société de production Mediawan (1), Xavier Niel (photo) n’a sans doute pas non plus apprécié la publication, le même jour, de cette critique de son nouveau forfait Free Max – présenté comme « encore une révolution chez » l’opérateur télécoms qu’il a fondé il a 27 ans. « “L’objectif de réduction des émissions de CO2 passera forcément par une plus grande sobriété”. Voilà, en substance, ce qu’assuraient en mars 2023 l’Arcep et l’Ademe, les structures publiques en charge respectivement du numérique et de la protection de l’environnement, dans leur rapport conjoint sur l’impact environnemental du numérique. Trois ans plus tard, Free fait tout l’inverse », pointe Que Choisir Ensemble dans son magazine. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et le régulateur des communications électroniques (Arcep) prônent en effet – depuis leur étude prospective 2030-2050 publiée il y a trois ans (2) – « la sobriété des forfaits téléphoniques ». Disponible depuis (suite) son annonce le 31 mars, le forfait Free Max (et son pendant professionnel Free Pro Max) est le résultat de l’« ambition simple » revendiquée par le quatrième opérateur mobile français : « zéro limite ».
Ce forfait énergivore permet aux utilisateurs en France de profiter d’Internet mobile sans retenue, dans de très nombreux pays, grâce à ce « 1er forfait mobile » incluant « Internet en illimité » en France et dans plus de 135 destinations à travers le monde, à 29,99 euros par mois seulement (19,99 euros pour les abonnés Freebox). « Free vient révolutionner le marché mobile avec une offre fidèle à son ADN : liberté, simplicité, générosité », se félicite la filiale télécoms du groupe Iliad. Et Xavier Niel de le justifier : « On me dit souvent “le 15 du mois, j’ai déjà plus de data”. On me dit aussi “tes 35 gigas à l’étranger, c’est bien, mais c’est pas assez, et il manque des pays”. Alors on a trouvé une solution radicale : data illimitée, presque partout. Oui, on sait, c’est fou. Aucun opérateur dans le monde ne propose ça… sauf Free 🙂 » [sic]. La réponse du groupe Iliad, dirigé par Thomas Reynaud, est le tout-illimité mobile : Internet illimité (4G/5G/5G+) et appels en illimité depuis la France vers les mobiles dans plus de 135 destinations à travers le monde (dont l’Europe), SMS/MMS illimités (en Europe principalement), et autres avantages (3). Seule la filiale low-cost d’Orange – Sosh – est en mesure de rivaliser, d’après BFM Tech le 3 avril (4), avec Free Max depuis qu’elle a lancé fin 2025 un forfait « voyage » avec 40 Go de données dans 135 pays, pour 15,99 euros par mois. Mais ce dernier n’est pas illimité (hors forfait au-delà). A rebours de la sobriété numérique, Free offre aussi le pouvoir de « voyager sans contraintes », en disposant d’« un maximum de data partout […] l’esprit tranquille ».
Selon le Baromètre du numérique 2026 du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), publiée en février 2026 (5), 91 % de la population dispose d’un smartphone et plus de huit internautes sur dix combinent une connexion fixe (à domicile) et une connexion mobile – via leur smartphone. « Ce modèle est désormais majoritaire au sein des classes moyennes et supérieures », relève l’étude, tandis que « la connexion mobile exclusive est adoptée par des publics jeunes (14 % des 18-24 ans, 11 % des 25-39 ans, 20 % des étudiants) mais aussi précaires » (6). Or, à l’ère des Wifi ultra-rapides, les coûteux forfaits mobiles à plusieurs Giga sont souvent inutiles – en plus d’être énergivores (7).

Vidéos, appels visio, IA génératives, …
« Certes, fait remarque Que-Choisir, la data en elle-même ne représente que 5 % des émissions carbone du numérique. Sauf que les titulaires d’un tel forfait auront forcément plus recours que les autres à la vidéo, aux appels en visio et à l’IA générative, des services qui contribuent fortement à l’essor des data centers, ces centres de données particulièrement gourmands en ressources par lesquels transitent tous les flux ». En 2023, l’Arcep a recommandé de réduire la qualité vidéo pour diminuer l’empreinte environnementale du numérique (8). @

Charles de Laubier