Le « son » monte au Parlement européen entre les constructeurs automobiles et l’industrie de la radio : les premiers (au sein de l’ACEA) ne veulent pas de l’obligation d’un autoradio dans les véhicules neuf qu’exigent en revanche les seconds (via WorldDAB, Broadcast Networks Europe et AER).
(Au moment de la parution de cet article le 21 septembre 2026, l’Alliance de la Radio, Radio France et les radios associatives ont aussi fait entendre leurs voix)
« Les organisations de l’industrie de la radiodiffusion affirment que la nouvelle législation européenne devrait garantir un accès universel, résilient et en clair à la radio dans la voiture. [Elles] appellent les décideurs européens à utiliser la loi sur les réseaux numériques (DNA) afin de garantir que la radio diffusée reste disponible dans les nouveaux véhicules à travers l’Europe », ont déclaré ensemble le 7 septembre 2026 WorldDAB et Broadcast Networks Europe (BNE), alors que le processus législatif du futur Digital Networks Act (DNA) entre dans sa dernière ligne droite au Parlement européen en vue de son adoption fin 2026 ou début 2027.
Multimédia personnalisé et technologie neutre
En face, l’industrie automobile – représentée à Bruxelles par son lobby ACEA (European Automobile Manufacturers’ Association), dont sa directrice générale est Sigrid de Vries (photo) – s’oppose à toute obligation d’équiper les véhicules de récepteurs FM/DAB+ et d’y assurer une visibilité et une accessibilité de la radio. « Nous saluons l’absence dans la proposition [de règlement sur les réseaux numériques] d’exigences rendant obligatoire l’intégration de récepteurs radio FM ou DAB+ dans les véhicules. Compte tenu des récents appels de certaines parties prenantes à introduire de telles obligations dans le DNA, il s’agit d’un signal positif fort montrant l’engagement de la Commission [européenne] en faveur d’un cadre moderne et favorable à l’innovation », s’est félicitée l’ACEA dans sa prise de position d’une douzaine de pages (1) datée de juillet 2026.
Des constructeurs automobiles ont déjà pris la décision de ne plus mettre de récepteur radio dans de nouvelles gammes de véhicules (Tesla, Renaud, Citroën, Fiat, …), afin de réduire les coûts lors de la première monte d’équipements installés d’origine sur un véhicule neuf, directement dans leurs usines. A la place, ils passent des accords avec les Google (Android Auto et YouTube Music), Apple (CarPlay) et autres Spotify pour intégrer leurs applications audios et services de streaming dans l’unité d’infodivertissement du véhicule, c’est-à-dire le système multimédia embarqué constitué d’un écran central et de l’ordinateur interne du véhicule – auquel peuvent se connectent aussi Continuer la lecture
« A compter de fin juin 2026, nos chaînes linéaires ainsi que TF1+ seront disponibles – c’est une première mondiale – sur Netflix. Ce qui nous permettra d’atteindre les abonnés Netflix et de leur exposer nos contenus, plus facilement et plus largement qu’ils ne le sont aujourd’hui. La base d’abonnés de Netflix est significative, puisqu’on l’estime supérieure à 12 millions de foyers en France – sur les 30 millions que compte notre pays », s’est enthousiasmé Rodolphe Belmer (photo), PDG du groupe TF1, lors de la dernière assemblée générale du groupe TF1, qui s’est tenue le 16 avril 2026.
Près de six mois après les critiques sur la lisibilité et la transparence de ses rapports annuels, formulées par la Commission de contrôle des organismes de gestion des droits d’auteur et des droits voisins – placée auprès de la Cour des comptes –, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) a publié son rapport 2025 le 5 mai 2026.
L’association de consommateurs CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) a assigné Apple devant le tribunal judiciaire de Paris. Le dépôt de son action de groupe (l’équivalent d’une class action dans le droit anglo-saxon) est intervenu le 7 novembre 2025. Elle reproche à la marque à la pomme d’avoir répercuté sa commission – 30 % la première année, puis 15 % – sur les prix payés par les consommateurs français, entraînant un surcoût estimé de 1 à 3 euros par mois, ainsi qu’un préjudice moral (manque d’information loyale et restriction du choix).