En fait. Le 16 septembre, après avoir contacté Marlène Masure, directrice des contenus de TikTok EMEA, Edition Multimédi@ a reçu de l’agence Le Public Système l’intégralité de la réaction de TikTok au rapport parlementaire très remonté contre ce réseau social. Nous la mettons entièrement en ligne.
En clair. La réaction de TikTok a été publiée partiellement par les médias le 11 septembre 2025. Edition Multimédi@ s’est procuré le statementintégral avec ses « informations complémentaires » que nous mettons en ligne – lien en note (1). « Nous rejetons catégoriquement la présentation trompeuse faite par la commission [d’enquête de l’Assemblée nationale sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs], qui cherche à faire de notre entreprise un bouc émissaire face à des enjeux qui concernent l’ensemble du secteur et de la société. TikTok mène depuis longtemps une politique exigeante en matière de sécurité et de protection de ses utilisateurs, avec plus de 70 fonctionnalités et paramètres spécifiquement conçus pour assurer la sécurité et le bien-être des adolescents et des familles sur notre plateforme », a déclaré le porte-parole de la filiale du chinois ByteDance.
Dans leur rapport à charge adopté le 4 septembre (2), les députés Arthur Delaporte (PS) et Laure Miller (EPR) n’y sont pas allés de main morte pour clouer au pilori le réseau social. Les sept dirigeants de TikTok auditionnés en juin 2025 (3) ont dû être (suite) stupéfaits par tant de dramatisation. TikTok aurait des « effets dévastateurs sur la santé mentale des mineurs » et serait « un terrain propice » à leur dégradation mentale. Pire : « TikTok [serait] un outil d’amplification mortifère des troubles psychiques entre les mains de nos enfants ». Il serait « une addiction » avec « des phénomènes de dépendance bien établis », voire « un poison lent » aux « effets délétères sur la santé physique des enfants ». Bref, « le grand perturbateur » d’enfants, où « la désinformation [est] le vice dans le vice ».
Bigre ! L’auteur de ces lignes s’est précipité auprès de sa fille – 18 ans, inscrite sur TikTok, ex-Musical.ly, depuis ses 13 ans – pour savoir si elle allait bien ! En parfaite santé mentale et physique, Violette a pouffé de rire. Au lieu d’aller jusqu’à « interdire des réseaux sociaux aux moins de 15 » (recommandation n°1 du rapport), ni « établir, pour les 15-18 ans, un couvre-feu numérique de 22 heures à 8 heures » (recommandation n°32), la jeune étudiante temporise : « A la limite, une interdiction d’accès avant 14 ans au lieu de 13 »… Au-delà du procès pour « mise en danger » intenté par le député Delaporte, c’est l’issue de l’enquête lancée en décembre 2024 par la Commission européenne qui importe le plus à TikTok. @
« L’Arcom tient à rappeler sa détermination, partagée par les institutions européennes, à protéger les mineurs en ligne », a fait de nouveau savoir le régulateur français de l’audiovisuel le 3 juin, alors qu’un arrêté prévoit que l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) peut – à partir du 7 juin 2025 – mette en demeure un éditeur pour que son service en ligne « pour adulte », ou sa plateforme de partage de vidéos aux contenus pornographiques, ne soit pas accessibles aux mineurs.
Edition Multimédi@ revient sur l’amende de 150 millions d’euros infligée à Apple en France le 31 mars 2025 par l’Autorité de la concurrence, laquelle considère que le dispositif de demande de consentement des utilisateurs d’Apple pour l’exploitation de leurs données personnelles – App Tracking Transparency (ATT) – est anticoncurrentiel. Bien qu’étant la première dans cette affaire à mettre à l’amende la marque à la pomme, la France n’est pas la seule à accuser le fabriquant d’iPhone et d’iPad – dirigé par Tim Cook (photo de gauche) – d’abus de position dominante et de violation de la directive européenne « ePrivacy ».
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