Le « ChatGPT » chinois DeepSeek, qui avait secoué les IA américaines après son lancement low cost et frugale il y a un an, va lancer la version 4 de son modèle d’IA open source. L’Empire du Milieu et l’Occident sont ses terrains de jeu. Son fondateur Liang Wenfeng fait frémir Sam Altman (OpenAI).
En Chine, avec ou sans intelligence artificielle, le Nouvel An lunaire donnant le coup d’envoi de la Fête du Printemps se célèbre – cette année 2026 – du 17 février au 3 mars, le dernier jour des festivités étant la Fête des Lanternes, connue aussi pour ses boulettes de riz gluantes (tuanyuan). Pour marquer les un an de son IA générative DeepSeek, dont la « R1 » avait été lancée massivement et mondialement le 20 janvier 2025 (1), la société éditrice Hangzhou DeepSeek AI (2), fondée par son PDG Liang Wenfeng (photo), pourrait dégainer son modèle V4 d’ici au 3 mars.
Les « sino-AI » se sont multipliées
Les administrations « Trump I », « Biden » et « Trump II » ont eu beau restreindre les exportations de puces IA américaines les plus avancées, dont les GPU (3) de Nvidia, cela n’a pas empêché des rivaux chinois des ChatGPT d’OpenAI, Gemini de Google et autres Claude d’Anthropic de relever le défi des IA génératives entraînées sur de grands modèles de langage (LLM) performants. Un an après le lancement de la première version de DeepSeek par la société de Hangzhou (capitale de la province du Zhejiang, dans l’Est de la Chine), les « sino-AI » se sont multipliées pour conquérir le monde : Qwen d’Alibaba, Doubao de ByteDance, Hunyuan de Tencent, Ernie de Baidu, M de MiniMax, Kimi de Moonshot AI, Spark d’Iflytek, Ziyue de Netease Youdao, DM0 de Dexmal, ou encore GLM de Zhipu AI.
Publiée en janvier 2026, une étude de l’organisation américaine à but non lucratif Research and Development (Rand) – émancipée de l’US Air Force depuis 1948 mais toujours financé en grande partie par le gouvernement fédéral américain – constate que (suite)
« Avec 53 % des chefs de l’économie s’attendant à un affaiblissement de la conjoncture économique mondiale, 28 % ne prévoyant aucun changement et 19 % tablant sur une économie plus vigoureuse, les perspectives pour l’économie mondiale sont négatives pour l’année [2026], même si le sentiment s’est amélioré par rapport aux prévisions de l’an dernier. […] A moyen terme, l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) reste une source clé d’opportunités et de risques pour l’économie mondiale. », a résumé le Forum économique mondial (WEF), dans son rapport sur les perspectives des économistes en chef. Ils sont 75 cette année à avoir livré leur analyse.
Le sud-coréen Samsung Electronics s’est fait coiffer au poteau par l’américain Apple, dont les ventes d’iPhone en 2025 ont été record. L’an dernier, la marque à la pomme a dépassé les 6 % de croissance des ventes en volume, selon les chiffres publiés le 13 janvier par le cabinet d’études International Data Corporation (IDC). « Avec 6,3 % sur un an en volume, Apple a connu une année record en 2025 avec des volumes de vente de 247,8 millions d’unités, grâce au succès phénoménal de sa dernière série iPhone 17 », a confirmé à Edition Multimédi@ Nabila Popal (photo ci-contre), directrice de recherche chez IDC.
« Sur instruction du Premier ministre, le gouvernement engage la procédure de suspension de Shein le temps nécessaire pour que la plateforme démontre aux pouvoirs publics que l’ensemble de ses contenus soient enfin en conformité avec nos lois et règlements », a annoncé le gouvernement français le 5 novembre. La plateforme chinoise de e-commerce (
Cela fait quatre ans presque jour pour jour que Donald Tang (photo) a été recruté par le groupe chinois Shein. Après avoir été conseiller du PDG fondateur Chris Xu, l’ex-banquier d’affaire sino-américain est monté en grade pour devenir en août 2023 président exécutif du géant mondial du e-commerce de vêtement et d’accessoires de mode. Si son patron sino-singapourien, dénommé aussi Sky Xu, se fait très discret, Donald Tang, lui, fait office de porte-parole de l’enseigne Shein en tant que représentant mondial, avec des casquettes aussi différentes que président exécutif, responsable des affaires publiques, directeur de la stratégie ou encore chargé du développement international. Fondé en 2008 à Nankin (Chine), le groupe vestimentaire chinois – dont le siège social avait déménagé en 2022 à Singapour pour tenter, en vain, d’être plus présentable en vue de son introduction en Bourse, à New-York ou à Londres – a renoncé à se faire coter en Occident faute notamment d’un feu vert de la China Securities Regulatory Commission (CSRC). Shein se prépare donc à déménager sa maison mère en Chine, afin d’envisager une cotation à probablement Hong Kong (