A propos Charles de Laubier

Rédacteur en chef de Edition Multimédi@, directeur de la publication.

Newsroom

29 novembre
• L’APC, la FNDF, le SEVN, l’UPF et le SPI se félicitent de la décision
du TGI de Paris dans l’affaire « AlloStreaming » (voir 28/11),
« consacrant ainsi la place du juge » dans la lutte contre le piratage
des films sur Internet.
• Sony lance la PlayStation 4 (PS4) en Europe.

28 novembre
• Pierre Lescure, invité du Club audiovisuel de Paris : « La commission
des dérogations [de la chronologie des médias] désignera les
films pouvant être en VOD à 2 mois et demi ou trois après la salle ».
• L’APC, la FNDF, le SEVN, l’UPF et le SPI obtiennent du TGI de
Paris que Orange, Bouygues Telecom, Numericable, Free, SFR et
Darty Télécom, ainsi que Google, Microsoft, Yahoo bloquent des
sites de streaming (affaire « AlloStreaming »).
• La FFTélécoms appelle à un « New Deal numérique » (lire p. 7).
Le CNL lance un fonds d’aides à la création d’œuvres numériques.
• RTL envisage une ou deux acquisitions de sites web d’ici fin 2013.

Newsroom

15 novembre
• Sony lance sa nouvelle console PS4.

14 novembre
• La Commission européenne publie sa nouvelle communication
sur les aides d’Etat au cinéma : le projet d’« encourager les titulaires
de droits à céder à des tiers les droits en ligne » n’y figure plus.
• Google obtient gain de cause aux Etats-Unis contre la Authors
Guild qui l’accuse de numériser des livres sans autorisation.
• Amazon et son format fermé de ebook ne bénéficiera pas de la
TVA réduite, réservée au formats ouverts, votent les députés.
• La Cepic porte plainte contre Google pour piratage de photos.
• Le Snep : 93,8 millions € de ventes de musique en ligne en
9 mois, soit + 4,9 sur un an (lire p. 3).
• Images&Réseaux étudie la commercialisation de Zewall
(Orange/Le Télégramme), diffusion vidéo en direct produites par
des smartphones.
• La Correspondance de la Presse montre une chute de la diffusion
des quotidiens en France, de – 7,1 % sur 9 mois, malgré les
éditions numériques.

Euro Telco Blues

Aujourd’hui nous ne faisons quasiment plus attention à nos fournisseurs de connectivité. Non qu’ils aient disparu, bien au contraire, mais nos terminaux sont désormais suffisamment autonomes pour nous épargner la corvée de savoir sur quel réseau ils ont préféré se connecter pour nous permettre de poursuivre notre « visio-conversation », notre émission vidéo ou notre partie de jeux en ligne. Que je sois chez moi en train de changer de pièce, en déplacement d’un lieu à un autre, ou en voyage au-delà les frontières, je n’ai plus besoin de bidouiller mes équipements ou de surveiller mes factures, comme nous
le faisions tous il y a encore dix ans à peine. Ce n’est pas la fin de l’histoire des télécommunications pour autant. Mais il faut reconnaître qu’avec la maturité, ce secteur
a gagné en simplicité d’usage. J’ai désormais un seul abonnement qui couvre l’ensemble de mes terminaux connectés. Cet abonnement m’offre un accès illimité en connexion fixe, y compris à partir de mes terminaux mobiles chez moi – avec un basculement automatique en mode WiFi. Ce forfait d’abondance est partagé entre mes différents usages en mobilité, indépendamment de l’heure, du terminal ou du lieu, en incluant de nombreux pays étrangers. Sur chaque terminal, ma page d’accueil personnalisée s’adapte à mes activités en se mettant à jour régulièrement en fonction de la fréquence de mes dernières consultations. La plupart des programmes ou des communications sont gratuits ou inclus dans mon forfait avec l’accès, de sorte que je maîtrise ma facture. Et pour éviter tout problème technique, j’ai souscrit auprès d’un second opérateur un abonnement mobile complémentaire, low-cost pour des fonctions basiques immédiatement activées sans que je le sache. La simplicité s’est imposée face à l’explosion des usages en termes de temps passé, de diversités d’applications disponibles et d’interactivité généralisée.

« La plupart des opérateurs ont abandonné
l’intégration de services de type IPTV et restent
en marge du Cloud et du Big Data. »

Rémunération des artistes-interprètes sur le Net : après la cassation, l’intervention législative ?

Certes, la « débâcle judiciaire pour la Spedidam » – dixit le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) – contre iTunes, E-compil et autres Fnacmusic devant la Cour de cassation fut cuisante le 11 septembre 2013. Mais les artistes-interprètes s’en remettent maintenant au législateur.

Par Christiane Féral-Schuhl*, avocate associée (photo) et Laurent Teyssandier, avocat, cabinet Féral-Schuhl/Sainte-Marie

Apple pourrait-il devenir le Blackberry de demain ?

En fait. Le 4 novembre, le groupe canadien Blackberry a annoncé qu’il renonçait
à se vendre à son premier actionnaire, le fonds Fairfax, préférant lever 1 milliard
de dollars. Son DG Thorsten Heins est remplacé par John Chen. Le pionnier des smartphones paie très cher ses échecs commerciaux face à Apple.

En clair. L’ironie de l’histoire serait qu’Apple, après avoir laminé le pionnier des smartphones Blackberry (ex-Research In Motion), puisse être à son tour victime du syndrome Blackberry. Car les deux fabricants nord-américains ont quelques points communs : outre le fait de fabriquer des smartphones qui ont marqué l’histoire d’à peine vingt ans de la téléphonie mobile dite intelligente, Blackberry et Apple ont tous les deux misé sur des environnements fermés et verrouillés auteur de leur propre système d’exploitation propriétaire (BOS pour le premier, iOS pour le second).
L’interopérabilité de leurs terminaux respectifs avec le monde extérieur ne fait pas partie de leur culture. Cette stratégie de walled garden était aussi celle de Nokia avec Symbian, avant que l’ex-numéro un mondial des téléphones mobile ne l’abandonne – trop tardivement en 2011 – au profit de Windows Phone. Pendant ce temps, Google lance
le système d’exploitation open source Android et en fait l’OS mobile le plus répandu aujourd’hui dans le monde. Il est utilisé sur les smartphones d’une bonne trentaine de fabricants, dont Motorola racheté en 2011 par Google et Samsung passé depuis deux ans numéro un mondial des smartphones devant Apple et numéro un tous mobiles confondus devant Nokia. Après avoir taillé des croupières aux pionniers Blackberry (1) et Nokia jusqu’à les acculer à se vendre, la marque à la pomme est à son tour croquée par Bugdroid, le fameux robot et mascotte d’Android.