En plus de 30 ans d’Internet, l’échec de l’Europe

En fait. A septembre 2026, l’Union européenne n’a toujours pas réussi à créer un champion européen du numérique pour rivaliser avec les Gafam, Nvidia et autres OpenAI, ou même avec les géants asiatiques. Alors que le Commission européenne prépare sa prochaine période de programmation 2028-2034.

En clair. Alors que la Commission européenne planche sur son prochain cadre financier pluriannuel 2028-2034, l’absence de « Gafam » européens depuis plus de trois décennies d’Internet se fait de plus en plus criante. La déferlante de l’intelligence artificielle accroît cette dépendance de l’Europe aux plateformes américaines et asiatiques. Dans une étude commanditée par la DG Cnect (1) à la société britannique Technolopolis, et publiée au début de l’été 2026 sur le « déploiement des capacités numériques critiques de l’UE au-delà de 2027 » (2), l’incapacité de l’Europe à faire émerger et conserver des champions du numérique est pointée à travers l’analyse des lacunes stratégiques de déploiement et de passage à l’échelle (scale-up). Si l’UE est plutôt performante pour créer des start-up technologiques avancées, au nombre de 20.000 en 2025 d’après ce rapport, une fraction infime d’entre elles (suite)

La French Tech fête ses 12 ans dans la morosité

En fait. Le 27 novembre, la French Tech aura 12 ans. Ce programme du gouvernement français fut lancé le 27 novembre 2013 par Fleur Pellerin, alors ministre déléguée chargée du Numérique. La « Mission French Tech » est chargée de soutenir des start-up françaises, en France et à l’international.

En clair. Le 6 novembre 2025, la promotion 2025 des lauréats du programme French Tech 2030 a été annoncée par Roland Lescure, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, et Anne le Hénanff, ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique. C’était la seconde édition de ce programme lancé en 2023 pour soutenir les start-up les plus innovantes, qui développent des solutions considérées par l’Etat comme « stratégiques » dans les domaines de l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le quantique, la robotique, l’électronique, le spatial ou encore les infrastructures (cloud, stockage de données, connectivité, …). La promotion 2025, dont la marraine était Christel Heydemann (directrice générale d’Orange), a désigné 80 start-up lauréates (1) considérées comme « la relève de la French Tech ».
C’est moins que les 125 lauréates de la première édition de septembre 2023 (2), parmi lesquelles Mistral AI ou Pasqal. Certaines d’entre elles font (suite)