Timeline

22 mars
• Le SNE
organise les 10e Assises du livre numérique.

21 mars
• Jean-Ludovic Silicani
(Arcep) évoque le « vrai-faux rapport du
gouvernement » sur la régulation, révélé par BFM Business.
• L’OJD présente son 23e Observatoire de la presse (diffusion) :
http://lc.cx/OJD23e
• Audipresse présente son étude One sur la presse (audience) :
http://lc.cx/One12
• L’OJD vote le dispositif pour la récupération des logs des flux
audio et vidéo pour la mesure des webradios et de la VOD.
• Le CPE et le SNE signent un accord-cadre autour d’un contrat
d’édition étendu au numérique (lire interview p. 1 et 2).
• L’Hadopi publie une étude sur les contenus de YouTube : 13 %
sont des clips musicaux, dont un quart « officiels », 9,65 % sont
des films et 22,18 % sont des programmes.
• Numericable publie ses résultats 2012 : 874 millions d’euros de
chiffre d’affaires (+ 1,1 %), pour 1.628.000 abonnés, dont entre autres
635.000 abonnés en FTTH et 634.000 en FTTB.
• AB Groupe lance son service de SVOD, Jook Video.
• YouTube dépasse 1 milliard d’internautes par mois.

Vincent Montagne, président du SNE : « L’hégémonie de quelques acteurs sur Internet n’est pas une fatalité »

A l’occasion du 33e Salon du livre de Paris, le président du Syndicat national
de l’édition (SNE), qui est aussi le PDG de Média-Participations, nous explique comment le marché du livre s’organise en France pour « favoriser les offres
légales numériques » et « garantir la rémunération de la création ».

Propos recueillis par Charles de Laubier

Edition Multimédi@ : Que pèse le marché français du livre en 2012, après avoir totalisé 4,27 milliards d’euros en 2011 ? Et les ventes de livres numériques ont-elles décollé en 2012 et dépassent-elles les 2 % des revenus de 2011 (56,8 millions d’euros) ?
Entretiens de Royaumont 2010Vincent Montagne : Le chiffre d’affaires du livre est de 4,13 milliards en ventes de détail (TTC) pour la France métropolitaine – y compris le numérique. Dans un environnement en mutation, le livre reste donc stable et très attractif : il représente 53 % du marché des biens culturels. L’institut d’études GfK a calculé une hausse de 80 % des ventes d’ebooks entre 2011 et 2012.
Le SNE publie ses statistiques en juin, mais nous savons déjà que
le marché, s’il progresse, n’a pas bouleversé la répartition du chiffre d’affaires des éditeurs. Le baromètre Sofia-SNE-SGDL sur les usages du livre numérique montre, lui, que même chez les lecteurs de livres numériques, l’imprimé reste très attractif.
Le marché européen se développe plus tardivement qu’aux Etats-Unis où le Kindle est arrivé dès 2007. En France, les liseuses ne sont réellement apparues qu’à la fin 2011,
soit deux ans après la sortie de l’iPad.

Maturité des web-programmes

Vous êtes déjà en 2020, Par Jean-Dominique Séval*

JD SévalLe programme qui fait le buzz ces jours-ci, bien plus que qu’un simple bourdonnement d’ailleurs puisqu’il s’agit d’un véritable phénomène médiatique, est celui de tous les records. Notamment celui d’être le premier web-programme à tenir en haleine plusieurs centaines de millions d’internautes, un véritable record d’audience au niveau mondial.
Le secret de ce succès tient à quelques recettes terriblement efficaces : une web-série événement, mettant en scène quelques vedettes hollywoodiennes et s’appuyant sur une action haletante se déroulant dans plusieurs capitales.

« La différence entre programmes-télé et web-programmes n’est plus nécessaire pour distinguer des contenus financés par des groupes médias intégrés. »

L’Hadopi remet en cause le statut d’hébergeur

En fait. Le 25 février, Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la Commission de la protection des droits (CPD) de l’Hadopi, a remis à la présidente de cette dernière son rapport sur « les moyens de lutte contre le streaming et le téléchargement direct illicites ». Elle y critique le statut d’hébergeur.

En clair. « Le statut d’hébergeur a (…) favorisé le développement des actes de contrefaçon à grande échelle. Il est ainsi devenu un espace de protection pour les sites qui fondent leur activité sur la mise à disposition non autorisée de contenus. Cet espace
a été préservé par la jurisprudence, qui a consacré une acception large de la notion d’hébergement mais une appréciation stricte de l’obligation de retrait », critique Mireille Imbert-Quaretta, dans son rapport daté du 15 février (http://lc.cx/MIQ).
Si la Cour de cassation a reconnu le 17 février 2011 la qualité d’hébergeur à Dailymotion (1) (*) (**) et à un site d’hébergement de liens hypertextes (à l’époque Bloobox/Fuzz), elle a en revanche écarté le 3 mai 2012 le bénéfice de ce statut protecteur au site d’enchères eBay et au site musical Radioblog. « (…) C’est l’existence d’une capacité d’action sur les contenus ou d’un rôle actif du site de nature à lui donner une connaissance effective des contenus illicites qui peut permettre d’écarter le régime limitatif de responsabilité de l’hébergeur. La présence d’un contenu illicite sur un site ne suffit pas à engager sa responsabilité, mais les sites qui ont un rôle actif sur les mises à disposition de contenus illicites ne peuvent pas se retrancher derrière le statut d’hébergeur ». Ainsi, pour lutter contre le streaming et le téléchargement direct illicites, la magistrate estime que les sites web concernés devraient généraliser la pratique volontaire de la suppression définitive (« take down and stay down ») des contenus piratés. Or, pour l’instant, les hébergeurs ne doivent retirer ou empêcher l’accès aux contenus illicites que s’ils en ont eu effectivement connaissance (2). Les outils d’empreintes numériques, tels que Content ID de YouTube, permettent pourtant ce retrait systématique et définitif. Or, le rapport «MIQ » rappelle que la directive européenne de 2000 sur le commerce électronique donne la possibilité aux Etats membres de « prévoir une série d’obligations à la charge des intermédiaires [hébergeurs, fournisseurs d’accès Internet, fournisseurs de « cache », publicitaires, financiers, …], destinées à faire cesser ou prévenir les atteintes liées à des contenus illicites ». Selon Mireille Imbert-Quaretta, si la législation peut l’imposer contre le blanchiment d’argent sale, alors elle devrait pouvoir le faire contre le piratage en ligne. @

Timeline

7 mars
• La CJUE
juge (affaire TVCatchup) que les chaînes de télé peuvent
interdire la retransmission de leurs émissions sur Internet.
• Facebook veut faire du « fil d’actualité » généré par les « amis »
un « journal personnalisé ».
• Google News s’adapte aux tablettes et revendique 6 milliards de
visites par mois !
• Lagardère, résultats 2012 : CA de 7,3 Mds€ (- 0,2 %), dont
1Md€ (- 3,9 %) pour « Active » et 2 Md€ (-1,2 %) pour
« Publishing », et retour au bénéfice net à 89 millions d’euros.
• Pandora Media se sépare de son PDG sur de mauvais résultats
2012/13 (clos fin janvier) : pertes nettes de 38,1 millions de dollars
(+ 91 %), pour un CA de 427,1 millions (+ 56 %).
• Mediapart, qui fête ses 5 ans, publie ses résultats 2012 : 65.000
abonnés, CA de 6 millions d’euros et bénéfice net de 700.000 euros.
• Beezik, musique en ligne gratuite de eBuzzing, s’arrête, révèle
« Frenchweb ».

6 mars
• Fleur Pellerin
prévoit « 300 millions d’euros par an » pour le
très haut débit.
• Microsoft se voit infliger une amende de 561 millions d’euros
par la Commission européenne pour entrave à la concurrence
dans le choix des navigateurs Internet.
•Time Warner, qui affiche pour 2012 un CA de 28,7 Mds$ (- 1 %)
et un bénéficie net de 3 Mds$ (+ 4,6 %), se sépare de Time Inc.
pour se recentrer sur la télé et le ciné.
• L’Adami inquiète des projets Google (projet de streaming audio
YouTube) et Apple (avec Beats).
• Le SNE et le CPE (écrivains) s’entendent sur un contrat cadre
d’édition à l’ère du numérique, annonce Aurélie Filippetti.
• Axel Springer (AuFeminin.com, Bild, …) publie ses résultats
2012 : bénéfice net de 275,8 millions (- 4,7 %) et CA de 3,31 milliards
d’euros (+ 3,9 %), dont 35,4 % en numérique.