L’économie des créateurs est promise à un bel avenir

En fait. Les 9 et 10 décembre derniers, la 2e édition – payante – de la Paris Creator Week, cofondée et présidée par le créateur Marc Lesage-Moretti (alias Jokariz), a eu lieu au campus de l’incubateur de start-up Station F. Elle se voulait une démonstration de force en France pour la « Creator Economy ».

En clair. New Media Holding est le nom de la société organisatrice de la Paris Creator Week, cofondée en septembre 2024 par Marc Lesage-Moretti (connu sous son pseudonyme Jokariz), Karim Sabba et Pierre Allary – respectivement président et directeurs généraux. En deux éditions – décembre 2024 et décembre 2025 – cet événement payant avait l’ambition de doubler pour sa deuxième édition le nombre de participants payants, par rapport aux 2.000 personnes de la première édition.
Les créateurs – influenceurs – « ayant au moins 10.000 abonnés et dont l’activité principale est de créer du contenu sur YouTube, Instagram, TikTok, Linkedin, Twitch, Spotify, etc. » – pouvaient obtenir leur pass, pour rencontrer durant deux jours (9 et 10 décembre derniers) des annonceurs (directeurs et responsables marketing, communication, influence), des professionnels de « l’écosystème » de la Creator Economy (agences, plateformes de contenus, sociétés de production, logiciels, entreprises ou start-up), ainsi que (suite) des VIP et célèbres influenceurs ou influenceuses tels que Léna Situations, Juju Fitcats, Pape San, QuantumFracture, Shauna Dewit ou encore Joyca, et même JD Grant, directeur de la stratégie pour MrBeast (1), le youtubeur le plus vu au monde. Ce vaste entre-soi professionnel a été l’occasion de montrer la force médiatique et publicitaire de « l’économie des créateurs » qui emploie en France 1,7 million d’emplois directs et indirects, selon la société d’étude Coherent Market Insights qui évalue le chiffre d’affaires à 8,1 milliards de dollars en 2025, avec une croissance annuelle moyenne de 25 % d’ici 2032. « Ce marché va doubler en seulement trois ans. Et la croissance fulgurante se confirme ! », s’est félicité Jokariz, le maître de cérémonie (2). Et pour la première fois, les « micro créateurs » (ceux affichant ente 10.000 et 100.000 abonnés) représentent désormais plus de la moitié de ce marché de la Creator Economy et ils gagnent en moyenne 43.000 euros par an – contre 47.000 euros pour un « méga créateur » (plus de 1 million d’abonnés).
Et d’après l’agence de marketing d’influence indépendante Kolsquare, un créateur sur trois en Europe – où la Creator Economy pèse près de 33 milliards d’euros – génère un revenu moyen par mois de 500 euros (3). Outre les sponsors, les créateurs sont convoités par des producteurs audiovisuels (Banijay, …) ou des groupes de médias (Reworld Media, …). @

Pierre Louette fête ses 1 an à la tête du « Groupe Les Echos-Le Parisien », plus digital et hors-presse que jamais

Il y a un an, le 12 mars 2018, Pierre Louette, auparavant directeur général délégué d’Orange, prenait ses fonctions de PDG de ce qu’il est convenu d’appeler depuis eux ans « Groupe Les Echos-Le Parisien » – sans que cette holding n’existe encore vraiment. Son prédécesseur, Francis Morel, conseille maintenant Google.

Pierre Louette (photo) y a débarqué il y a un an de chez Orange où il était directeur général délégué ; son prédécesseur Francis Morel en est parti et conseille aujourd’hui Google. Comme quoi,
le « Groupe Les Echos-Le Parisien » – ainsi appelé depuis le rachat en octobre 2015 de la société éditrice Le Parisien Libéré (Le Parisien-Aujourd’hui en France, Le Parisien Magazine, …)
par le groupe Les Echos (Les Echos, Investir, Radio Classique, Connaissance des arts, …) – prend des aires de plaque tournante du numérique. Ce pôle « médias » du géant mondial des produits de luxe LVMH se retrouve à la croisée des chemins entre médias et digital. En rejoignant le groupe de Bernard Arnault il y a un an, Pierre Louette faisait en réalité un retour aux sources :
au début des années 2000, il avait dirigé durant trois ans la société d’investissement Europ@web – filiale Internet de la holding personnelle Groupe Arnault, de l’homme devenu le plus riche de France (et d’Europe). Mais cette activité de capital-risque fut effectivement risquée : l’éclatement de la bulle Internet à l’époque a eu raison de ce fonds qui été dissout en avril 2001, malgré une cinquantaine de participations dans des start-up et le soutient dès novembre 2000 de Suez Lyonnaise des Eaux entré à hauteur de 30 % du capital d’Europ@web.