Télécoms, près de 50 % de la high-tech en 2016

En fait. Du 5 au 9 janvier 2016, s’est tenue à Las Vegas la grand-messe internationale de l’électronique grand public : le CES (Consumer Electronic Show). Les télécoms tirées par le mobile sont le seul secteur à croître dans les dépenses mondiales, et devraient peser pour près de la moitié cette année.

En clair. C’est une tendance lourde du marché mondial de l’électronique grand public : les produits télécoms, mobile en tête, continuent de croître globalement et devraient totaliser en 2016 près de la moitié des dépenses mondiales en high-tech – à 47 %, soit 446,5 milliards de dollars sur les 950 milliards de dollars que pourrait totaliser cette année l’ensemble de ce marché gigantesque – contre seulement 28 % en 2011. C’est ce qui ressort de l’étude publiée, en partenariat avec l’institut d’études GfK, par la puissante Consumer Technology Association (CTA) (1), laquelle organise le fameux CES (Consumer Electronic Show) à Las Vegas. Les trois autres grands secteurs perdent, eux, du terrain : l’informatique devrait être « diluée » cette année à 30 % du total, les produits électroniques à 20 %, et la photo à 3 %. Cependant, malgré le dynamisme des télécoms de plus en plus mobiles, l’année 2016 devrait tout de même accuser un recul de 2% après une plus forte baisse constatée pour l’an dernier (voir graphique ci-dessous). Reste à savoir si toute l’agitation sur les objets connectés, les accessoires vestimentaires connectés, la réalité virtuelle augmentée ou encore les drones, sans parler des gadgets, constitueront le vrai relais de croissance de demain. @

L’Icann : 15 ans de règne américain sur l’Internet

En fait. Le 18 novembre, l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’organisme américain qui coordonne la gestion des adresses IP et des noms de domaine sur Internet, a annoncé la constitution d’un groupe de réflexion sur l’avenir de la gouvernance du réseau des réseaux.

En clair. Une nouvelle gouvernance d’Internet, plus internationale et moins américaine, pourrait voir prochainement le jour. Mais l’Icann, organisation de droit californien sans but lucratif née en septembre 1998, tente de garder la main sur la régulation du Net face aux critiques qui lui sont de plus en plus adressées. C’est l’Icann qui autorise par exemple VeriSign ou l’Afnic à vendre respectivement les noms de domaines « .com» et « .fr ». Basé à Playa Vista en Californie, l’Icann a décidé de créer « un groupe de réflexion
de haut niveau » (1) avec plusieurs parties prenantes (pouvoirs publics, société civile, secteur privé, communauté technologique et organismes internationaux) pour préparer
« l’avenir de la coopération internationale pour Internet ».
La première réunion du groupe, présidé par le président estonien Toomas Ilves et vice-présidé par Vinton Cerf, cofondateur d’Internet (avec le Français Louis Pouzin) et vice-président de Google, se tiendra les 12 et 13 décembre prochains à Londres, pour
ensuite rendre un rapport début 2014. Il s’agit pour l’Icann de donner des gages sur
des « principes d’une coopération mondiale pour Internet ».