En fait. Le 3 mars, la CFDT a tenu une « réunion confédérale », suivie d’une conférence de presse, pour alerter sur l’avenir de « milliers de salariés directement concernés » par la vente de SFR, entrée dans une phase décisive. L’Arcep et le gouvernement restent muets sur ce passage à trois opérateurs en France.
En clair. « Ce n’est pas qu’une histoire de gros sous ou de transaction financière. Ce sont des milliers de travailleurs et de travailleuses qui sont directement concernés. Au-delà, c’est l’ensemble des opérateurs (télécoms) qui vont être concernés et l’avenir de l’emploi qui est source d’inquiétudes », a prévenu Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, à l’issue d’une réunion confédérale le 4 mars 2026. Mais elle a surtout insisté sur le rôle de l’Etat français : « Cela concerne aussi l’Etat, qui attribue les fréquences, qui fixe les obligations de couverture. L’Etat encadre la concurrence et autorise ou pas les opérations de concentration. Il y a donc un rôle prépondérant de l’Etat qui a une part de responsabilité, une responsabilité particulière, notamment sur la question de l’emploi. Si l’Etat autorise cette consolidation sans cadre social, cela reviendrait à ce qu’il valide un choc social » (1).
Olivier Lelong, délégué syndical CFDT chez SFR, a évoqué le risque de 8.000 suppressions de postes sur les 12.000 que compte l’opérateur télécoms au carré rouge. Candidat au rachat de SFR (filiale d’Altice), le consortium composé des trois opérateurs Bouygues Telecom, Free et Orange examine de façon approfondie depuis (suite)
Alors que la France s’apprête à passer de quatre à trois opérateurs télécoms (fixe-mobile) – un événement historique depuis le lancement de Free Mobile en 2012 –, le gouvernement (Lecornu) et le régulateur (l’Arcep) restent muets sur cette concentration à venir et les inquiétudes qu’elle suscite. « Nous suivons cela avec beaucoup d’attention », a juste assuré fin janvier 2026 Laure de La Raudière, présidente de l’Arcep (4). Sur le fond, les pouvoirs publics ne disent mot. Pourtant, l’impact social risque d’être conséquent et la réduction de la concurrence dans les télécoms devrait entraîner à la hausse les tarifs des forfaits fixes et mobiles – au moment où le pouvoir d’achat des Français est déjà mis à mal. @