Prendre le numérique à la lettre

Une semaine de vacances, et c’est encore et toujours l’occasion de faire un clin d’œil amical à nos proches, en
leur faisant partager nos coups de cœur le temps d’une carte postale. Celle-ci viendra illuminer une boîte aux lettres qui n’a plus si souvent l’occasion de s’émerveiller. Le courrier se fait rare en ces temps de bourrasques numériques. Les faits sont implacables qui, année après année, ont vu s’effriter
les piliers de la poste que nous avions toujours connus.
Les postes états-uniennes ou françaises, qui distribuaient chaque année respectivement plus de 170 milliards et plus de 19 milliards d’objets, ont connu une baisse régulière des volumes traités, de plus de 20 % en dix ans. Le courrier des particuliers, qui représentait moins de 17 % de l’ensemble des revenus des envois
de correspondance en 2010, a encore vu sa part décliner en raison de l’accélération
de la dématérialisation des communications personnelles. On n’a jamais autant communiqué qu’aujourd’hui, mais différemment des époques précédentes.

« Nous commençons à nous envoyer des cartes personnalisables sur papier électronique souple utilisant les dernières générations d’encre numérique. »

E-commerce à revendre

Acheter, vendre, échanger, troquer, remiser, comparer, marchander, enchérir… à l’heure du e-commerce triomphant, toutes les formes d’échanges ont été, à un moment ou à un autre, touchées et transformées, allant jusqu’à lentement éroder et rendre obsolète le modèle longtemps dominant de l’hypermarché. Les structures du commerce n’évoluent que lentement, et sur plusieurs générations. La forte croissance du chiffre d’affaires de la vente en ligne, de plus de 20 % par an autour de 2010, ne doit pas occulter le fait qu’elle ne représentait alors que moins de 5 % du total du commerce de détail. Actuellement, dix ans après, cette part dépasse les 20 %. Si les formes classiques du commerce ont donc encore de beaux jours devant elles, il est désormais assuré que la transformation en profondeur du commerce est en marche. Les conditions de cette évolution sont pourtant anciennes.

« Des sites de e-commerce rendent accessibles des pratiques autrefois réservées aux seuls initiés : ventes privées, cashback, achats groupés… »