En fait. Le 31 mars, les Etats généraux des RIP – ces réseaux d’initiative publique (Rip) déployés par les collectivités territoriales et partageables entre opérateurs télécoms – fêtent leurs 15 ans à Deauville, où ils se tiennent depuis 2011. Cette édition 2026 porte sur la « résilience des réseaux très haut débit ».
En clair. Pour leurs 15 ans, les Etats généraux des réseaux d’initiative publique (Egrip) – organisés par Mon Territoire Numérique, une agence de communication dédiée au développement du numérique dans les territoires, fondée par Sébastien Côte – s’interroge sur la résilience des réseaux très haut débit. Et ce, alors que 94,3 % des 45 millions de locaux recensés en France sont couverts par la fibre optique de bout en bout (FTTH), au 31 décembre 2025. Bien que l’objectif présidentiel de « la fibre pour tous en 2025 » (Emmanuel Macron) ou du « 100 % fibre » (François Hollande) n’ait pas été atteint l’an dernier par le Plan France Très haut débit (1), les déploiements (fibre, câble, cuivre VDSL2) ont nettement progressés.
Et les réseaux d’initiative publique (Rip) y contribuent largement, pour environ 40 % des locaux raccordables à la fibre optique, que les opérateurs Orange, Altice (SFR/XpFibre), ROF (Réseau Optique de France, filiale d’Iliad/Free), Altitude Infra, Axione (filiale à 51 % de Bouygues Construction) ont déployé dans ce que l’Arcep appelle les « zones moins denses d’initiative publique ». En réalité, les Rip couvrent environ 60 % du territoire français – jusque dans le monde rural – et il leur reste encore 1,2 million de locaux à raccorder. Mais le plus grand défi du Plan France Très haut débit est maintenant
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d’assurer la résilience de toutes ces infrastructures réseaux face aux risques climatiques (intempéries), aux cybermalveillances, aux éventuelles dégradations de la qualité ou encore aux problèmes organisationnels (« Telco », « FiberCo », TowerCo », sous-traitants, …). Surtout au moment où le réseau de cuivre est appelé à disparaître partout en France (2).
La question « Qui paie quoi ? » sera au cœur de ces Etats généraux des RIP. Le 23 mars 2026, l’Arcep a lancé une consultation publique – jusqu’au 22 mai (3) – sur « un modèle de coûts pour le maintien en conditions opérationnelles des réseaux FTTH d’initiative publique » et recommande « que tous ces coûts fassent l’objet d’une prise en charge par les opérateurs commerciaux lorsqu’ils ne sont pas couverts par les tarifs actuellement pratiqués par les opérateurs d’infrastructure ». Cette modélisation servira dans les négociations entre les opérateurs. Le Plan France Très haut débit devrait, suggère Jean-Germain Breton, d’Orange Concessions, laisser place à un « Plan France Résilience Réseaux 2030 » (4). @